Connexions des Prieurés Dimanche 28 février 2021 2 ème dimanche de carême.

Chères amies, Chers amis,
Nous voici au 2e dimanche de carême. La liturgie de ce dimanche nous permet de
vivre une rencontre, un échange vrai et profond avec notre Seigneur Jésus-Christ.
Comme les trois disciples témoins de sa transfiguration, nous le découvrons nous
aussi transfiguré, illuminé par l’Amour de Dieu. Et nous sommes ainsi appelés à
reconnaitre en lui le Fils bien-aimé du Père et nous avons à l’écouter.
Il nous parle de différentes manières : dans les Ecritures, dans les personnes que
nous côtoyons chaque jour, dans les événements qui nous interpellent. Comment ne pas reconnaitre sa parole auprès de ceux qui sont seuls, malades, âgés… ? Pourquoi ne pas leur offrir un sourire, une main fraternelle ? Pourquoi ne pas diffuser de la bonne humeur autour de soi au-delà des soucis quotidiens de la vie ? Dieu ne nous en demande pas tant…quoique suivre cette voie n’ est pas du tout repos. Le carême s’offre à nous comme ce moment favorable d’un engagement sincère et vrai au service de nos frères et sœurs en humanité. N’hésitons pas de puiser dans la prière le courage de témoigner de notre foi.
Bon carême !
Blaise AFWANISU,
Votre curé.

 

Liturgie de la Parole:
– 1 ère lecture : Gn 22,1-2.9-13.15-18 : Le sacrifice d’Abraham… : « Puisque tu as
écouté ma voix, toutes les nations de la terre s’adresseront l’une à l’autre la
bénédiction par le nom de ta descendance ».
– Psaume 115 (116B) «Je marcherai en présence du Seigneur sur la terre des
vivants » (Refrain).
– 2 ème lecture : Rm 8,31b-34 : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? ».
– Évangile : Marc, 9, 2-10 : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! »
En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et les emmena, eux seuls, à l’écart sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux. Ses vêtements devinrent resplendissants, d’une blancheur telle que personne sur terre ne peut obtenir une blancheur pareille. Elie leur apparut avec Moïse, et tous deux
s’entretenaient avec Jésus. Pierre alors prend la parole et dit à Jésus : « Rabbi, il est bon que nous soyons ici ! Dressons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse, et une pour Elie ». De fait, Pierre ne savait que dire, tant leur frayeur était grande. Survint une nuée qui les couvrit de son ombre, et de la nuée une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le ! » Soudain, regardant tout autour, ils ne virent plus que Jésus seul avec eux. Ils descendirent de la montagne, et Jésus leur ordonna de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts. Et ils restèrent fermement attachés à cette parole, tout en se demandant entre eux ce que voulait dire : « ressusciter d’entre les morts ».

Méditons…
Une voix déclare Jésus « Fils bien-aimé », les mêmes mots qu’au baptême, lui
aussi préfiguration de la Pâque, un commentaire du P. Marcel Domergue, jésuite.
Pour la première fois Jésus vient d’expliquer à ceux qui le suivent qu’il devra être
rejeté, tué puis ressusciter trois jours après. Pierre s’est indigné et Jésus l’a rabroué vigoureusement. Remarquons que Pierre n’a fait qu’exprimer la réaction secrète, inavouée, de bien des chrétiens quand ils prennent conscience de la réalité de la Passion du Christ. Sans compter que Jésus ajoute que nous devons tous en passer par là. C’est alors qu’il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean et les conduit sur une «haute montagne». Ces trois disciples devront aussi l’accompagner à Gethsémani et deviendront plus tard les piliers de l’Église. Les voici sur une haute montagne et Jésus devient devant eux resplendissant d’une lumière étincelante qui préfigure sa résurrection. Résurrection qui sera l’aboutissement de tout le récit biblique. Moïse et Élie, «la Loi et les prophètes», reçoivent ici la révélation de ce qu’ils ont annoncé et préfiguré obscurément. Ils représentent le cheminement passé vers l’irruption de la lumière, les trois disciples en sont l’avenir. Cet avenir, qui recopiera en eux l’itinéraire pascal de Jésus, ils ne le soupçonnent pas encore et ils voudraient bien arrêter le temps et s’installer dans la figure d’une gloire qui ne viendra que plus tard : «Il est heureux que nous soyons ici ; dressons trois tentes…» Le texte dit qu’ils sont 3 épouvantés et c’est cette peur, qui devra plus tard disparaître pour céder la place à la foi, qui les immobilise. C’est alors qu’un sombre nuage les enveloppe. À la place de la
lumière étincelante, se fait entendre une voix qui déclare Jésus «Fils bien-aimé», les mêmes mots qu’au baptême, lui aussi préfiguration de la Pâque. Quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse, quel que soit le chemin qu’il va parcourir, Jésus reste et restera le Fils bien-aimé. Jésus seul…
Et voici que «soudain», dit le texte, le Jésus resplendissant redevient le Jésus de tous les jours. Moïse et Élie ont disparu. Il n’est plus question de nuée ni de voix céleste. Comme si rien ne s’était passé. Maintenant il va falloir redescendre de la montagne, le haut lieu des révélations divines (penser au don de la Loi fait à Moïse sur le Sinaï et à Élie visité par Dieu sur l’Horeb), et retourner à la vie ordinaire. Toutes proportions gardées, nous faisons tous des expériences analogues. Il nous arrive de connaître des moments d’allégresse spirituelle, de découvertes lumineuses après quoi tout retombe dans la platitude de l’ordinaire. Même si nous n’avons pas à faire part à quiconque de nos instants lumineux, gardons-nous d’en perdre le souvenir. Au contraire, revivons-les.
Faisons comme Pierre. Dans sa seconde lettre, en 1,16…, nous lisons : «Ce n’est pas en suivant des fables habilement inventées que nous vous avons fait connaître la puissance et l’Avènement de notre Seigneur Jésus-Christ; c’est pour avoir contemplé sa majesté. Il reçut en effet honneur et gloire de Dieu le Père quand de la gloire cette voix lui parvint : celui-ci est mon Fils bien aimé; il a tout mon amour. Cette voix, nous l’avons nous-mêmes entendue venir du ciel quand nous étions avec lui sur la sainte montagne…» On peut rester surpris d’entendre Pierre fonder la vérité de son message non sur la Résurrection mais sur la Transfiguration. Il s’en tient à l’événement annonciateur, sans doute pour aider la foi en l’événement pascal : la transfiguration ne trouve sa pleine valeur que dans l’événement pascal qui lui donne accomplissement. La résurrection du Christ est elle-même anticipation : elle ouvre une histoire nouvelle, celle de l’entrée de l’humanité dans la Vie indestructible. C’est pourquoi nous attendons le «retour du Christ».
P. Marcel Domergue, jésuite (cf. https://Croire.la-croix.com/Paroisses/Textes-du-dimanche/2018/2e – dimanche-de-Careme-dimanche-25-fevrier-2018/La-Transfiguration)

Prions… :

Qui es-tu, Seigneur transfiguré ?
Plus blanc que la blancheur,
tu fais cligner d’émoi mes yeux.
Comme Pierre, je m’effraie.
Mais le bonheur l’emporte.
Qui es-tu pour enchanter mes yeux
d’un tel éblouissement ?
Qui es-tu pour gonfler mon cœur
d’une vénération si amoureuse,
d’un respect qui brûle ?
Et qui suis-je, Seigneur,
pour approcher cette beauté ?
J’écoute la voix dans la nuée,
et j’entends raconter le pur amour.
Père, Fils, je les vois s’aimer
et je me réjouis en silence.
Merveille que cet amour,
car il donne la vie !
Alors, ta main dans la mienne,
je reviens vers la plaine des jours.
Enseigne-moi, toi l’aimé du Père.
Ainsi soit-il !

(Anne Soupa, cf. signet du 2 eme dimanche de carême, 28 février 2021)

Les brèves de notre UP
-Pendant le carême, afin de marquer l’austérité de ce temps liturgique, si la décoration en fleurs dans nos églises peut être sobre, simple et discrète. Toute décoration sur l’autel peut être suspendue sauf au 4e dimanche (Laetare).
-Les vendredis de carême et de façon plus particulière avant la célébration de la
passion du Seigneur du vendredi saint, les clochers ont la liberté d’organiser le chemin de croix dans le respect des mesures sanitaires en vigueur (le nombre des participants autorisés aux célébrations étant jusqu’ici inchangé, 15 personnes au maximum).
-Nous vivrons des moments des célébrations pénitentielles communautaires par
groupe de 15 personnes à :
* Seneffe et Saint Gilles (Fayt-lez-Manage), le lundi saint 29 mars 2021, de 18h00
à 19h00 ;
* Chapelle (Saint Germain), le mercredi saint 31 mars 2021, de 18h00-19h00.
-Durant la semaine sainte, les célébrations pénitentielles individuelles seront
programmées 30 minutes avant les célébrations de jeudi, vendredi et samedi dans les Eglises où les offices religieux se tiendront. Ceux et celles qui le souhaitent ont la possibilité de se confesser également dans la matinée de ces 3 jours du triduum pascal, de 10h00 à 11h00 auprès des prêtres résidents de leurs clochers respectifs.
– Vous l’avez entendu hier ou lu ce matin dans votre quotidien : les chiffres des
hospitalisations sont à la hausse et d’aucuns craignent une troisième vague de
l’épidémie dans notre pays. Les mesures sanitaires actuelles demeureront imposées, au moins jusqu’au 1er avril. Dès lors pour les cultes également, la situation devra rester ce qu’elle est jusqu’au moins le 1er avril.

Bon dimanche et bonne semaine !