Connexion des Prieurés du dimanche 21 mars 2021

 

 

Connexions des Prieurés

Dimanche 21 mars 2021 : 5ème dimanche de carême.

Chères amies, Chers amis,

Nous sommes à une semaine de la belle fête des Rameaux. Notre marche vers Pâques s’accélère car nous vivrons bientôt le mystère de notre foi en Jésus-Christ mort et ressuscité. L’extrait de l’Evangile de Jean de ce 5ème dimanche de carême nous y introduit peu à peu. Jésus évoque déjà l’avènement de son heure de glorification : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié ». Cette heure est décisive aussi bien pour Jésus que pour l’humanité entière.

En effet, son chemin de gloire passe par la passion et la mort sur la croix. Jésus offre donc sa vie en sacrifice afin de nous procurer la vie en abondance. C’est la fécondité du don. La belle image du grain de blé qu’on retrouve dans cette péricope exprime ce don total de son être par amour pour nous. « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit ».

Nous sommes ainsi bénéficiaires de ce grand amour et du salut universel qui en découle. Nous sommes à notre tour conviés à être le reflet de cet amour de Dieu pour nos semblables. La méditation que vous découvrirez ci-dessous nous permet d’en prendre conscience…

Depuis ce vendredi 19 mars, en la solennité de Saint Joseph, époux de la Vierge Marie, le pape François a ouvert l’année « Amoris laetitia » (La joie de l’amour). Il s’agit d’une initiative qui vise à toucher toutes les familles du monde à travers diverses propositions spirituelles, pastorales et culturelles à mettre en œuvre dans les diocèses, les paroisses, les associations familiales… En EAP, nous réfléchirons sur les pistes d’action à mettre en œuvre dans notre Unité Pastorale.

Bon dimanche !

Blaise AFWANISU, votre curé.

 

Liturgie de la Parole:

 

–    1ère lecture : Jérémie 31,31-34 : « Voici quelle sera l’alliance que je conclurai avec la maison d’Israël… Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu ; et ils seront mon peuple ».

–    Psaume 50 (51) «Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu » (Refrain).

–    2ème lecture : Hébreux 5,7-9 : « Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel ».

–    Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (12,20-33)

En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; et qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? « Père, sauve-moi de cette heure » ?- Mais non ! C’est pour cela  que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.

– Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditons…

Voilà qu’en ce 5e dimanche du Carême, l’Évangile vient nous rappeler quel est le secret de Jésus, quel désir fort habitait son cœur, au point de marquer toute sa vie et de le rendre suffisamment fort pour s’engager sur le chemin de la souffrance et de la mort. À quoi pensait-il quand il s’est engagé sur ce chemin qui le mènerait à la croix, quand il a vécu sa Pâque ? Au moment de s’engager sur ce chemin, Jésus a ces mots : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.  Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits.  Le grain de blé qui meurt… pour vivre ! Cette belle image du grain de blé qu’on jette en terre dit bien ce que Jésus a voulu vivre, lui qui est allé jusqu’à sacrifier sa vie pour que nous vivions. Dans la croix du Seigneur, nous découvrons jusqu’où il a voulu aller pour nous prouver son amour.

Saint Paul, reprenant une hymne de la liturgie des toutes premières communautés chrétiennes, écrit ceci : Jésus, de condition divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu, mais Il s’est anéanti lui-même, prenant la condition de serviteur, se faisant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. Cette révélation de l’attitude fondamentale du cœur de Jésus est aussi une révélation de l’essentiel de ce que nous sommes, de ce que nous devons chercher à être. Nous sommes faits, nous aussi, pour le don total de nous-mêmes dans l’amour. Il y a des moments, des événements dans notre vie où cet appel nous est adressé. Ne serait-ce pas ce que nous vivons présentement, nous retrouver dans un monde brisé, qui nous fait vivre tout plein d’inquiétude et pas seulement celle de la pandémie.

Nous ne sommes pas faits pour nous-mêmes, pour nous préoccuper de notre seule personne : le but de notre vie, c’est d’aimer, de nous tourner vers les autres !  C’est vrai pour nous aussi qu’il n’est pas de plus grand amour que de donner notre vie pour ceux que nous aimons. N’est-ce pas alors que notre vie prend tout son sens ? La loi du grain de blé tombé en terre qui meurt pour donner une moisson abondante, c’est aussi la loi de notre vie, parce que nous avons été créés à l’image et à la ressemblance de Dieu, parce que nous sommes disciples de son Fils.

Quand Jésus nous dit : Celui qui aime sa vie la perd, celui qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle, il ne cherche pas à employer une formule frappante.  C’est pour lui une réalité évidente. Si nous prenons le temps de bien y penser, c’est aussi une réalité évidente pour toute personne dont le cœur est capable d’aimer en vérité. Tel est le secret du grain de blé : donner sa vie pour vivre et porter du fruit. C’est l’image que Jésus utilise pour nous dire ce sentiment qui habitait son cœur, qui a marqué toute sa vie. Ce doit être ce qui caractérise aussi notre vie. Et c’est ce que nous dit l’Eucharistie(…).

L’image du grain de blé, de la semence que les cultivateurs vont bientôt jeter en terre, nous le rappelle, bien plus que de longs discours. Célébrer Pâques, c’est redécouvrir que le chemin que le Christ a ouvert devant nous est le seul chemin du bonheur, pour nous et pour les autres, même si chemin passe par la croix. Suivre le Christ, n’est-ce pas aussi cela ? (Extrait de l’Homélie de Marc Bouchard).

Un témoignage…  Je vous invite à découvrir le témoignage du Père jésuite Marc Cortembos qui a officié pendant quelques années au sein des paroisses de notre Unité Pastorale. C’est un exemple parlant de son engagement qu’il prend soin de partager en cette période de carême. Pour y accéder, il suffit de cliquer sur ce lien : https://www.jesuites.com/recit-dun-jesuite-en-republique-democratique-du-congo/

Prions… : Si le grain ne meurt 

Combien de fois ai-je entendu

qu’il faut mourir pour vivre !

Est-ce évidence ou folie ?

Toi-même Seigneur, tu te  troubles

et ta prière n’est que supplique.

Jusqu’aux mots qui te manquent…

A toi, pourtant, la Parole du Père !

Est-ce cela s’accomplir ?

Est-ce cela devenir humain ?

Aller au bout du déchirement.

Puis, librement, choisir

de perdre pour gagner,

de te suivre pour servir.

Oui, Seigneur de lumière,

Tu as enlevé la boue de mes yeux,

afin qu’à mon tour, je te glorifie

de toute ma gratitude de croyant.

Afin que je te rende grâce,

ô Prince de la vie, vainqueur

du Prince de ce monde.

Ainsi soit-il ! (Anne Soupa, cf. signet du 5e dimanche de carême, 21 mars 2021, Jn 12,20-33).

 

Brèves de notre UP

 

–Pour rappel, nous vivrons des moments des célébrations pénitentielles communautaires par groupe de 15 personnes à :

·      Seneffe et Saint Gilles (Fayt-lez-Manage), le lundi saint 29 mars 2021, de 18h00 à 19h00 ;

·      Chapelle (Saint Germain), le mercredi saint 31 mars 2021, de 18h00-19h00.

Les célébrations pénitentielles individuelles sont également possibles. Les prêtres résidents de vos clochers respectifs vous accueilleront les jeudi, vendredi et samedi saints, de 10h00 à 11h00. Vous avez aussi la possibilité de  vous confesser 30 minutes avant les célébrations de ces jours du triduum pascal dans les Eglises où les offices religieux se tiendront.

-L’entièreté de la liturgie du dimanche des rameaux se célèbrera dans l’église, y compris la bénédiction des rameaux. On ne fera donc pas de procession dans les rues à l’extérieur. Si chaque paroissien(ne) peut venir avec son propre bouquet de buis, et un surplus à partager.

-Pour des raisons sanitaires, on ne fera pas, exceptionnellement, le rite du lavement des pieds le jeudi saint. Une icône du lavement des pieds pourra être mise en évidence ce soir-là. Il est recommandé également de mettre en valeur la veillée de prière qui prolonge la célébration de la cène du Seigneur (pour 30 à 60 minutes).

-Les clochers ont la liberté d’organiser le chemin de croix du vendredi saint à partir de 15h00 dans le respect des mesures sanitaires toujours  en vigueur (le nombre des participants autorisés étant jusqu’ici inchangé, 15 personnes au maximum).

-Les cierges de Pâques destinés aux églises où la veillée pascale n’aura pas été célébrée seront bénis lors de la veillée pascale du samedi saint à Chapelle, à Fayt St Gilles et à Seneffe pour les clochers de ces entités respectives.

             

Ils nous ont quittés…

-Funérailles à l‘église de Manage: Mardi 16 mars : Raymonde Hautmont ; Mercredi 17 mars : Rosine De Hennau et Francis Wallemacq ;

-Funérailles à l’église de Fayt Ste Barbe : Mercredi  17 mars : Jacqueline Hennaut ;

-Funérailles à l’église de Chapelle : Jeudi 18 mars : Bruna Turbian ; Vendredi 19 mars : Philippe Boriau.