Connexions des Prieurés dimanche des Rameaux

Connexions des Prieurés
Dimanche 28 mars 2021 : dimanche des Rameaux et de la Passion.
« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »

Chères amies, Chers amis,
L’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem inaugure cette sainte semaine de toute
l’année liturgique. Avec cette fête des rameaux, nous acceptons de suivre notre
Seigneur Jésus-Christ sur le chemin de son calvaire afin de célébrer avec lui le
triomphe de l’amour sur toute forme de captivité et finalement le grand triomphe
pascal de la vie sur la mort. Nous reconnaissons en lui ce Roi qui règne en se faisant serviteur, ce Roi qui ne revendique nullement le rang qui l’égale à Dieu mais dont la toute puissance est celle de l’amour. Il est ce Roi qui se fait obéissant jusqu’à la mort et la mort sur la croix.
Contemplant ainsi le trône de sa gloire, la croix, il nous faut à notre tour entrer dans cette logique de l’amour et du service, de simplicité et d’humilité, d’accueil et du don de soi pour le plus grand bien de nos frères et sœurs en humanité.
Que cette semaine nous trouve ouvert(e)s à renouveler nos perceptions de ce que
Dieu nous donne de contempler en Jésus-Christ. Qu’elle nous ouvre à la joie du salut et à l’espérance de la Résurrection.
Bon dimanche des Rameaux !
Blaise AFWANISU, votre curé.

Liturgie de la Parole:
– 1ère lecture : Isaïe 50,4-7 : « Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats… Je sais que je ne serai pas confondu ».
– Psaume 21 (22) «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » (Refrain).
– 2 ème lecture : Philippiens 2,6-11 : « Dieu l’a doté du Nom qui est au-dessus de
tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse…et que toute langue
proclame : ‘Jésus Christ est Seigneur’ à la gloire de Dieu le Père».
– Récit de l’entrée à Jérusalem. Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (11,1-
10)
Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : « Que faites-vous là ? », répondez : « Le Seigneur en a besoin, mais il le renverra aussitôt ». Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d »une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandèrent : « Qu’avez-vous à  détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »
– Acclamons la Parole de Dieu.

Extrait de l’homélie pour le dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur de Mgr Hermann Giguère P.H.
Le dimanche des Rameaux et de la Passion nous vient de deux traditions. Dans les
premiers siècles, à Rome, on faisait la lecture de l’entrée de Jésus à Jérusalem suivie d’une procession avec des rameaux et, à Jérusalem, pour donner le ton à toute la Semaine Sainte, on faisait la lecture de la Passion. Dans la liturgie actuelle, les deux sont réunis : entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et au cours de la messe, lecture ou chant de la Passion. L’entrée à Jérusalem est comme le portail qui ouvre la Semaine Sainte. Elle en éclaire le sens.
I – L’entrée à Jérusalem
La scène de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem est décrite avec soin. Tous les détails ont leur signification. L’âne qui porte Jésus le situe comme un Messie proche des gens. L’Ancien Testament présentait le Messie dans une attitude de simplicité et d’humilité venant non pour se faire acclamer mais pour apporter le salut de Dieu. Jésus se situe dans cette ligne. Il se met au service de ses frères et sœurs. Les acteurs du récit de cet événement nous représentent. Ils déroulent leurs manteaux devant Jésus, ils agitent des branches de palmiers et lancent à qui veut les entendre des Hosanna retentissants. Ils acclament celui qu’ils voient comme leur Roi.
Cette entrée n’a rien d’un événement réglé et programmée d’avance, elle se produit sur le tas, de façon inopinée au point où Jésus en est remué alors qu’il sait que l’opposition des autorités juives se fait de plus en plus forte et sans concessions. Les « Hosannas » de l’entrée triomphale feront place aux cris « Crucifiez-le » dans quelques jours.
Quel contraste! Les mêmes revirements nous arrivent parfois, hélas! Et pourtant, Jésus se laisse porter en triomphe par anticipation car il sait que la croix du Vendredi Saint est le véritable triomphe, la victoire de l’Amour.
II – L’essentiel de la foi chrétienne
Les disciples de saint Jean l’avaient bien compris lorsqu’ils font dire à Jésus dans son entretien avec Nicodème : « Dieu a tant aimé le monde qu’Il lui a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (Jean 3, 16). Ce mystère d’un Dieu-Amour qui donne son Fils est au cœur de notre foi. Le Carême, cette année, nous a permis de nous approcher de ce mystère en accompagnant Jésus dans son ministère et sa prédication. Cette semaine nous le suivrons encore mais de façon plus détaillée. Non seulement nous nous rappellerons les événements qui sont survenus comme le fait le récit de la Passion que nous venons d’entendre, mais nous adopterons le même rythme en suivant pas à pas leur déroulement. Nous les vivrons de façon symbolique en commençant avec la Cène du Jeudi-Saint puis avec la Passion du Vendredi-Saint et la descente aux enfers du Samedi-Saint suivies enfin de la Vigile pascale et de la célébration de la Résurrection à Pâques. C’est que l’on appelle le « Triduum pascal ». « Triduum » veut dire « trois jours ».
Pourquoi aller aussi loin dans le souvenir et le mémorial des derniers jours de Jésus ?
La réponse se trouve dans la phrase de l’évangile de saint Jean que j’ai citée tout à l’heure. L’amour de Dieu qui nous donne son Fils se manifeste concrètement dans des formes et des gestes qui nous permettent de le sentir avec nos tripes et de le vivre avec nos cœurs. Les détails de l’incarnation concrète de cet amour de Dieu dans le destin final de Jésus, son Fils bien-aimé, sont riches et nous aident à aller jusqu’au fond de ce don à nul autre pareil qui est la victoire de l’Amour.
III – Les Rameaux
La procession des Rameaux que nous avons faite au début de notre célébration rappelle comment a commencé la dernière semaine de Jésus. Cette entrée triomphale à Jérusalem, suivie de la Passion où tous laissent Jésus à son sort : abandon par ses disciples et condamnation par la foule, est un symbole qui nous indique que cet abandon et cette condamnation ne sont pas ce qui va arrêter le dessein de Dieu. Jésus abandonné, meurtri sur la croix, inaugure un temps nouveau. Sa mort est une victoire sur le mal et sur le péché, sur la haine et sur les exclusions, sur l’orgueil et sur la suffisance, sur les ténèbres et sur l’obscurité. Elle est un triomphe que symbolise son entrée à Jérusalem.
L’entrée triomphale à Jérusalem annonce le véritable triomphe qui est celui de la croix. Ce triomphe c’est celui de l’amour de Dieu qui donne son Fils, Jésus, sorti du sein du Père, qui se fait l’homme des douleurs portant les péchés du monde, mais, en même temps, donnant à tous ceux et celles qui croient en lui la vie éternelle dans laquelle son Père le fait entrer pour toujours en le ressuscitant des morts. Ce Fils donné et ressuscité nous entraîne derrière lui si nous avons foi en lui.
Quelle belle victoire, que celle de l’Amour!

Prions… : Tu es celui qui donne sa vie
C’est l’heure de l’offrande.
L’heure pesante et lourde
qui te mène à la mort, toi le roi
qui a pris l’habit de l’esclave.
Seigneur, comme ils sont nombreux
ceux qui t’abandonnent !
Pierre, Judas, Pilate, les Douze.
Seules les femmes sont là.
Mais à distance.
Et moi, qu’aurais-je fait ?
Rien de mieux, en vérité.
Je me sens si prompt à faillir…
Mais avec toi, je tiendrai debout
car tu me mènes aux chemins de vie.
C’est donner qui fait recevoir
Et c’est autrui qui me donne vie.
Bienheureuse ton offrande,
je bois chaque mot de ta Passion,
Seigneur, comme l’élixir de ma vie.
Ainsi soit-il ! (Anne Soupa, cf. signet du dimanche des Rameaux et de la Passion, 28 mars 2021, Mc 14,1 – 15,47).

Brèves de notre UP
Pour rappel, nous vivrons des moments des célébrations pénitentielles communautaires
par groupe de 15 personnes à :
 Seneffe et Saint Gilles (Fayt-lez-Manage), le lundi saint 29 mars 2021, de
18h00 à 19h00 ;
 Chapelle (Saint Germain), le mercredi saint 31 mars 2021, de 18h00-19h00.
Les célébrations pénitentielles individuelles sont également possibles. Les prêtres
résidents de vos clochers respectifs vous accueilleront les jeudi, vendredi et samedi saints, de 10h00 à 11h00. Vous avez aussi la possibilité de vous confesser 30 minutes avant les célébrations de ces jours du triduum pascal dans les Eglises où les offices religieux se tiendront.

Ils nous ont quittés…
-Funérailles à l‘église de Chapelle : mercredi 24 mars : Jacques Cornil ; jeudi 25 mars : Jean Dekempener ; le mercredi 31 mars prochain : Roberto Baldini
Bonne entrée en semaine sainte !